Restaurants &Bars
Bols de pho fumants, comptoirs de rue, bia hơi bu au tabouret bas : je consigne ici les tables où je reviens et celles que j'évite soigneusement.
Mes articlesrestaurants et bars
Chaque sortie finit en carnet : une adresse, un plat qui revient, un service qui donne envie d'y retourner ou de fuir. Voici mes notes de table, dans l'ordre où je les ai prises.
La rubrique vient de dresser ses tables : mes premières adresses sont en rédaction, revenez bientôt vous y asseoir avec moi.
Ce que je guettedans cette rubrique
Ici, tout commence par l'assiette et le tabouret. Je raconte les cantines où le bouillon fume dès l'aube, les bars où l'on s'assoit sans réserver et les adresses qui servent trois plats, mais les servent bien. Une table se juge sur plusieurs visites, jamais sur une seule soirée : j'y retourne avant d'écrire un mot.
Le comptoir de rue garde ma préférence. La nappe en plastique, le bol payé en pièces et la marmite sous vos yeux en disent plus que bien des cartes illustrées. La salle climatisée garde pourtant ses droits : les mijotés longs, les repas de famille et la sieste qui suit demandent un toit, des chaises et un peu de calme.
Les bars ont leur chapitre, du fût de bia hơi au café glacé du matin. Je note l'heure qui convient, le prix du verre et la patience du patron. Un bar réussi tient à peu de chose : une tire bien fraîche, des habitués qui discutent et personne pour vous presser de libérer la table.
Ma carte des tablesquartier par quartier
Mes repères de flâneur affamé, rien de plus. Chaque case résume mes habitudes de table entre deux circuits, sans méthode scientifique.
Cantines cantonaises, bouillons mijotés, service qui va vite.
BrûlantTables sous les arcades, plus dorées, ouvertes tard le soir.
ChaudCafés anciens, brioches vapeur, déjeuners au calme.
ChaudRuelles de grillades, fruits de mer sur glace, tabourets bas.
ChaudBia hơi au bord du canal, cantines du matin, pêche du jour.
ChaudComptoirs de quartier, restos du midi, à sonder davantage.
À explorerBrûlant : je m'y rassieds à chaque séjour. Chaud : de belles tables à trier sur le volet. À explorer : mes prochaines tablées.
Températures purement subjectives, relevées à ma faim, sans grille ni compteur.
Comment je jugeune cantine
Cinq vérifications et je sais si je repars rassasié ou déçu. Ça tient sur un ticket de caisse, ça marche du trottoir à la salle climatisée.
- Le bouillon fume-t-il encore quand le bol touche la table ?
- La salle tourne-t-elle vite : une cantine pleine à midi sert ce que le marché a donné le matin même.
- Les herbes, le citron et le piment arrivent-ils frais, jamais en sachet ?
- La marmite travaille-t-elle en pleine rue ou se cache-t-elle derrière un rideau ?
- Le patron vous reconnaît-il à la deuxième visite : c'est souvent plus parlant que la carte.
Mes prix du momentpour un repas et un verre
Voici les fourchettes que je relève dans mes carnets de table, du tabouret de trottoir à la salle climatisée. Elles donnent un ordre de grandeur, pas une addition : l'adresse, l'heure et la saison déplacent tout.
| Plat ou verre | Au comptoir de rue | En salle climatisée | Mon conseil |
|---|---|---|---|
| Pho bò, bol garni | 30 000 à 55 000 VND | 60 000 à 120 000 VND | Un bouillon clair qui fume encore. |
| Bánh mì, sandwich garni | 15 000 à 30 000 VND | 35 000 à 60 000 VND | Pain repassé au feu, croûte qui craque. |
| Cơm tấm, assiette du midi | 40 000 à 70 000 VND | 80 000 à 150 000 VND | Côtelette grillée à la commande. |
| Gỏi cuốn, deux rouleaux | 20 000 à 40 000 VND | 50 000 à 90 000 VND | Feuille souple, crevette bien serrée. |
| Bia hơi, verre au fût | 10 000 à 20 000 VND | 25 000 à 50 000 VND | Fût entamé le jour même, sinon je change de bar. |
| Cà phê sữa đá | 15 000 à 30 000 VND | 35 000 à 70 000 VND | Le filtre goutte devant vous, jamais de mélange prêt. |
Pour repère, 100 000 dongs valent autour de 3 à 4 euros selon le taux du moment. Les prix des épiceries, eux, vivent dans la rubrique Produits & Bons Plans.
Vos questionssur mes adresses
Ce que l'on me demande le plus souvent avant de réserver un billet.
À quelle heure manger le meilleur pho ?
Le matin, sans hésiter. Les marmites démarrent avant l'aube et le bouillon donne son plein entre l'ouverture et la fin du petit-déjeuner. En soirée, beaucoup de maisons réchauffent un fond qui a tourné : le bol reste correct, mais il perd son nerf.
Le comptoir de rue vaut-il la salle climatisée ?
Pour la fraîcheur et le prix, le trottoir gagne presque toujours : la marmite travaille sous vos yeux et les plats partent vite. Pour les mijotés longs et les longues tablées, la salle garde l'avantage. L'idéal reste d'alterner dans la même journée.
Comment ça se passe dans un bar à bia hơi ?
On s'assoit là où il y a de la place, on commande le verre à la serveuse qui passe et on règle en partant, souvent au comptoir. La bière se boit jeune et glacée, avec des glaçons dedans : c'est l'usage du pays, pas un caprice du barman.
Une adresseà me souffler ?
Vous avez repéré une cantine rare, un bar familial, un comptoir de brochettes qui mérite le détour ? Racontez-moi l'endroit, j'irai m'y asseoir à ma prochaine sortie.
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